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Le défi de la fragilité. Pour une écologie des langues et cultures du monde

Conférence organisée dans le cadre de la journée « Pour une écologie de la fragilité » coordonnée par Mélanie Bourlet et Emmanuel Lozerand

L’Inalco a le privilège d’accueillir ce mercredi 10 avril 2019, le Canadien François Paré, pour une conférence exceptionnelle. Auteur de plusieurs essais sur le lien entre littératures et minorités linguistiques, lauréat de nombreux prix au Canada, François Paré est Distinguished professor emeritus au département d’études françaises de l’Université de Waterloo (Ontario) et membre de la Société Royale du Canada. En 1993, son livre Les littératures de l’exigüité (traduit en anglais) lui a valu le Prix du Gouverneur Général du Canada et de nombreuses invitations dans le monde. Il est aussi l’auteur de Théories de la fragilité (Le Nordir, 1994) et de La distance habitée (Le Nordir, 2003). Il a aussi fait paraitre Le fantasme d’Escanaba (Nota bene 2008) et, avec François Ouellet, un essai sur le romancier québécois Louis Hamelin (Nota bene 2008). Il a récemment dirigé en compagnie de Lucie Hotte Les littératures francophones minoritaires au Canada à l’aune du temps (Presses de l’Université d’Ottawa, 2016) et fait paraître depuis 2015 un certain nombre d’études sur les premiers écrits français de la région des Grands Lacs au Canada (1630-1760). François Paré travaille actuellement à un ouvrage s’intitulant L’empreinte de la première langue sur les représentations de la langue maternelle au sein des cultures minoritaires et colonisées.

Résumé de son intervention : dans leurs interactions politiques aussi bien que dans leurs conceptions même d’un sujet psychologique fragilisé, toutes les communautés linguistiques et culturelles minoritaires, qu’elles soient autochtones, historiques ou diasporiques, font l’expérience de la précarité. Cette fragilité s’exprime dans un rapport de pouvoir inégal sur le plan des institutions et des régimes de représentation qu’elles mettent en œuvre au sein de la société dominante. Au cours de son intervention, inspirée par son ouvrage Théories de la fragilité, il montrera de quelle manière la précarité est à la fois une souffrance vécue au quotidien par nombres d’individus minorisés et, étonnamment, une source de créativité, visant à transformer l’exclusion et la normativité en une véritable « écologie des marges », quelles qu’elles soient.

Cette conférence sera suivie d’un débat dans l’après-midi, intitulé « Des jardins, des langues, des diplomates : penser une écologie institutionnelle » qui aura lieu de 13h30 à 16h30 en salle 4.23.  Ouvert à tou.te.s.

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